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Chronique 159
06-07-2022

 

Chronique 159

 

Du pain sur la planche low tech

 

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Hello a tutti, j'espère que vous allez bien. Alors nous voici en juillet, juillet d'une année qui sent le drôle, comme un air de précipitation dans le cataclysme, DONC dans la Transition écologique. Vous me connaissez, non je ne commencerai pas cette chronique par de mauvaises nouvelles qui vous achèveront un peu plus ou qui vous mettront la tête dans le sac des fois qu'elle n'y soit pas déjà (la chance!). Non, c'est pas le genre de la maison de vouloir réveiller les consciences et encore moins de faire preuve de sadisme. A force, vous me connaissez : je suis un roc inébranlable de chez roc de positive attitude :)

Donc, non je ne vous parlerai pas des glaciers qui se cassent la gueule, tuent ; à quoi on pouvait s'attendre d'autre franchement avec une telle chaleur on ne le répètera jamais anormale à cause des activités humaines ? En Italie, où cela s'est passé et se repassera et se passera ailleurs et repassera ailleurs, on est gêné dans les médias car on oscille entre petits gestes que chacun peut faire et rebelote mater dolorosa en mode la religion nous sauvera. Rien ou pas grand chose et jamais assez pour secouer une bonne foi pour toutes les vrais responsables, à savoir les acteurs économiques et politiques dominants. Car le fait de dominer oblige moralement. Si on est capable de défendre ses intérêts individuels et de batailler pour se hisser à la tête de l'Etat alors que personne ne vous a rien demandé, c'est que vous êtes d'une trempe qui vous anime, vous motive à vous positionner au-dessus en termes de droits mais aussi de devoirs. On cherche donc en ce moment ce cher Premier Ministre italien qui a pourtant été si prompt à manier la répression à coup de pass vaccinal dans son paraît-il cher pays. Non seulement il a planté son économie et compte (comme la France, mais davantage) sur l'Europe pour payer pour sa gestion autoritaire désastreuse de la crise sanitaire (rien à voir avec les Suisses qui ont déjà retrouvé l'équilibre financier) mais en plus ce si beau pays voit ces jours-ci l'état d'urgence déclaré pour cause de sécheresse. Car figurez-vous que l'inaction climatique ultra-coupable a quand même réussi à quasi désanimer un fleuve non seulement symbolique mais également clef pour l'agriculture, donc cette aussi chère industrie agro-alimentaire italienne, le Pô. Il faut quand même le faire et c'est affligeant, plus question de rouler des mécaniques et de blablater, on veut des actes maintenant, de l'anticipation que diable pour les écosystèmes dont nous sommes tous partie prenante ! Moi qui adore ce pays -et d'ailleurs ma réflexion n'a rien à voir avec critiquer un autre pays- et qui le sais si sensible au motif de la culpabilité, je ne comprends pas que la honte ne soit pas plus motrice.


Bon, on pourrait dire la même chose à propos de la guerre en Ukraine qui se poursuit sans émouvoir substantiellement quiconque. On voit bien que ce n'est pas sur notre sol car l'action serait bien plus énergique et sans doute concluante. Décidément, malheur à ceux qui sont aux marges de cet espace si protégé qu'est l'Europe telle que dévoyée par ses gestionnaires (pas l'esprit européen progressiste et ouvert) et surtout, n'ayons pas la mémoire courte, malheur à ceux qui arrivent trop tard ou trop tôt. C'est vrai quoi, quand le bloc de l'Est s'est effondré, on a moins tournicoté du cul et on s'est plus bougés pour vite intégrer les pays du bloc de l'ex-URSS. Il se passe quoi là ? Le marché européen est assez large, c'est déjà assez compliqué de prendre des décisions à 20 et des brouettes, et puis l'Ukraine franchement, on va pas non plus en faire tout un symbole non plus, il faut se détendre? Bien sûr. Non. Tout comme non trouver comme normal ce dont je ne vous parlerai pas, pas le genre de la maison, je l'évoque juste : y'a personne qui tilte quand le même mois un imbécile nous annonce que bientôt les IA (les dites intelligences ultra-artificielles) seront bientôt dotées de conscience -ciel, rien que ça!- et au même moment un Président décidément bien petit garçon découvre que la République est peut-être plus qu'un, que dis-je, que son bac à sable... et que donc, merde, il va falloir, putain non, et si, partager le pouvoir parce que majorité absolue plantée aux dernières législatives ? Punaise, c'est vraiment con et on est navré d'un tel réveil si brutal, surtout que cela signifie gouverner, du moins on verra bien comment ça se passe, si la maladie des décrets, ordonnances et circulaires en douce se poursuit comme au mandat précédent, bref cela signifie quand même au passage gouverner avec un groupe d'extrême droite pas franchement au top sur le chapitre de la priorité des priorités : la Transition (sans parler du reste).


Je sais : vous me trouvez monomaniaque, un peu sur les bords excitée de la Transition, la Transition, toujours la Transition. Mais que voulez-vous que j'y fasse ? Moi comme d'autres, certains plus, d'autres moins, nous faisons, nous au moins nous faisons. Alors comment ne pas être insurgés devant un tel état des choses ? Et d'ailleurs l'insurrection gagne fort heureusement les couches privilégiées qui, je le répète, ont plus de responsabilités que d'autres face à cet enjeu unique car essentiel. En effet, elles sont dotées de toutes les formes de capital, tant matériel que culturel et symbolique, donc il est proprement inadmissible que les plus privilégiés ne se sentent concernés par rien et donc ne fassent rien, même pire : continuent dans leurs 4x4 urbains inutiles, prennent l'avion et achètent bio pour leur seule santé sans se soucier de la provenance des produits. Je disais donc que l'insurrection gagnait fort heureusement et je salue ici, histoire de basculer tranquillement dans la partie que vous attendez tous, la partie po-si-ti-ve et cons-truc-ti-ve de cette chronique, oui je salue tous ces étudiants de grandes écoles qui profitent de leur remise de diplôme pour alerter sur l'urgence climatique. Et pas les moindres : on parle ici d'une jeunesse consciente (on verra dans quelques années si elle sera allée jusqu'au bout et si les aînés en charge de les accueillir dans le monde du travail ne les auront pas broyés, toute la question est là), les élèves de Polytechnique, HEC, Sciences Po et AgroParisTech. Autant dire d'habitude des gentils rouages du système appelés à faire perdurer le système en question grâce aux enseignements de leur chère école. Or c'est précisément là que le bas blesse et que la révolte est intéressante : ces chères têtes blondes (car elles le sont souvent encore beaucoup même s'il y a des progrès en matière de « mixité sociale ») osent renvoyer leur propre école à ses responsabilités, c'est-à-dire au message fondamentalement immobiliste et toxique dispensé via les cours... lesquels, faut-il le rappeler, se font grâce aux deniers publics donc grâce aux impôts du contribuable par ce biais également embarqué dans la sauvegarde du système. Bon bien sûr, comme on pouvait s'y attendre, la majorité des enseignants et des directions a été surprise et s'est offusquée. Et on imagine le flip désormais, bientôt ils vont mettre les remises de diplôme en distanciel pour être sûrs de pouvoir couper la chique-micro à qui l'ouvrirait trop. En tout cas, pour cette année, ce qui a été fait l'a été, c'est bien, ça a été bien relayé dans l'espace public et donc oui : les apprentis dominants ont peut-être compris, compris que de toute façon s'ils sont comme les générations précédentes massivement complices, bien sûr que ça ne tiendra pas, que ça va péter et qu'outre leur éthique personnelle qui pourrait être mise à mal, ils ne pourront pas jouir comme vendu de tous les biens par leurs études et efforts consentis.


Vous le voyez, la terre tremble donc dans tous les sens du terme et j'attaque direct avec une rafale naturellement pacifique d'initiatives allant dans le bon sens de la Transition. « Bon sens » car oui oui oui il n'y a rien d'autre comme horizon que la Transition et il faut se magner, sinon ça va se dégrader et se cliver de plus en plus ; on aura beau jeu d'encore critiquer les radicaux écolo, et pourquoi pas tiens l'écologie de rupture ? C'est par pur bon sens qu'il faut aller dans le sens de cette Transition car pour une fois que tout converge et qu'il suffit de se mettre d'accord, profitons-en et agissons. Alors, comment ?

  1. En levant le pied sur la consommation de produits d'origine animale. On peut -encore, soufflerons certains!- y voir un impératif moral en mode vieux souvenir de « Tu ne tueras point » ou surtout « Tu ne feras point à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse ». Du coup, on peut penser avoir le droit de s'en moquer de toute cette histoire de respect et de réciprocité. En revanche, l'impératif de diminuer considérablement cette consommation face à l'urgence climatique, cela non ce n'est plus soutenable de se cacher derrière le petit doigt et de faire comme s'il n'y avait pas de lien (pour rappel, voir d'autres chroniques récentes sur ce site, traitant des systèmes alimentaires durables ; voir aussi : https://www.vie-publique.fr/en-bref/284117-rapport-2022-du-giec-nouvelle-alerte-face-au-rechauffement-du-climat et https://www.vie-publique.fr/en-bref/284713-nouveau-rapport-du-giec-des-solutions-face-au-rechauffement-climatique).

    Agir ainsi permettrait d'abord de ne plus contribuer à la boucherie quotidienne mais aussi à des boucheries ponctuelles comme la dernière crise de la grippe aviaire qui s'est traduite par des millions de volatiles au mieux gazés par des intérimaires non formés, volatiles dont beaucoup n'étaient pas infectés et dont d'autres infectés ont été enterrés sur place (quelle logique sanitaire implacable, décidément), mais aussi par une véritable boucherie humaine puisque ce sont une fois de plus les petits éleveurs qui ont trinqué face à l'agro-industrie protégée par les services d'Etat. On a peu entendu parler des séjours en hôpitaux psychiatriques -par ailleurs eux aussi abandonnés tout comme la justice et l'éducation, la santé en général- et des suicides qui ont suivi cet acharnement à éradiquer tout sauf le système capitaliste qui sous-tend la souffrance animale aussi bien humaine que non-humaine.Il peut ne pas être inintéressant de voir à ce sujet comment la question est traitée on dira « techniquement » par le gouvernement et, par contraste, beaucoup plus complètement par les premiers concernés (exception faite de tous ces pauvres volatiles) via la Confédération paysanne et sources scientifiques à l'appui: https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-la-situation-en-france et https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/documents/DossierdePresse_07062022(1).pdf.

    Ensuite, lever le pied sur la consommation de produits d'origine animale permettrait de ne pas cautionner la fuite en avant qui caractérise aussi l'aquaculture. Car la consommation de poisson est présentée comme une alternative à celle de viande ressemblant, il faut le dire, à de la chair humaine et pouvant à ce seul titre dégouter et donner des ailes végétariennes. Or cela est tout aussi problématique d'un point de vue moral car, faut-il le rappeler, un poisson souffre quand il est pêché et plus encore quand il meurt longuement d'étouffement car il n'est plus dans son élément... et plus encore encore quand il est piétiné. Mais la problématique demeure aussi concernant la durabilité comme critère appliqué à ces élevages. En effet, pour consommer nous des poissons, eh bien ce n'est pas un scoop : eux aussi doivent bien manger. Or leur nourrissage pose problème puisqu'il repose parfois en grandes quantités sur des farines... de poissons provenant d'autres latitudes et privant donc ailleurs des populations de denrées nourricières. A ce titre, on peut se référer par exemple à https://www.geo.fr/environnement/l-aquaculture-menace-la-securite-alimentaire-des-pays-en-developpement-170390

  2. Outre ces actions, il est aussi possible de plus faire attention aux étiquettes et plus généralement au sens des mots, pourquoi pas participer à une révolution sémantique profitable à tous.tes ? Revoilà les consommacteurs.trices que vous êtes et que je suis en piste, bien décidés à utiliser leur conscience de consommateur -et cette conscience-là, ce n'est pas rien!;)- pour faire pression et participer à de fertiles évolutions. Or il y a du nouveau en la matière et ce nouveau ne profite pas a priori aux non-consommateurs de viande, du moins à ceux ayant pris le parti de lever le pied sur elle. De quoi s'agit-il ? D'un décret, donc de ce qui permet d'appliquer concrètement une loi, en l'occurrence à partir de l'automne prochain et qui interdira aux produits à base de protéines animales de s'appeler -comme jusqu'ici et ailleurs dans la majorité des pays européens qui pourront tranquillement continuer d'importer sans cette restriction leur marchandise en France débile et rétrograde- « steak », « saucisse » ou « lardon ». En clair, la terminologie animale présentée comme traditionnelle et préservant sans filtre les intérêts du fort lobby de la viande ne sera réservée qu'aux produits d'origine animale afin, bien sûr, de « ne pas tromper le consommateur » et de faire preuve d'une pleine « transparence ». S'il ne s'agissait pas d'un sujet sérieux et même dramatique pour les bestiaux finissant en pâtée -parfois pour chien d'ailleurs-, on rigolerait. Oui, on rigolerait devant les steaks de bœuf présentés comme source d'énergie et souvent plein de graisse plutôt que de chair et de muscles. Que dire du jambon non plus de porc mais désormais aussi de poulet ou de dinde parfois recomposé à un point qu'il supporterait sans souci la comparaison avec les fameux cordons bleus figurant au palmarès de tant de cantines ? Oui, on rigolerait sauf qu'il ne faut pas du tout rigoler et au contraire prendre une fois de plus la bataille des mots au sérieux car derrière eux il y a le sens des choses et avec cela il ne faut certainement pas rigoler, aucun travestissement n'est possible. Donc laissons aux carnés l'usage de mots carnés si ça leur chante et faisons confiance aux promoteurs d'une alimentation végétale pour utiliser des mots tout simples dont la langue est riche de longue date comme « galette » (de céréales et de légumes) et en inventer d'autres qui ne tromperont personne. Assumons, oui assumons chacun d'afficher les composants réels de tel ou tel aliment et de le nommer en fonction. On ne se portera que mieux avec la fin du flou, quel qu'il soit, car c'est trop souvent de flou et d'enfumage à grand renfort de manipulation sémantique légalement validée dont nous souffrons. N'est-il d'ailleurs pas ironique d'entendre à ce sujet de petits éleveurs s'insurgeant contre les gros du secteur qui disent « gaver » les volailles alors que pour eux ce geste doit se faire dans les règles de l'art et requiert en particulier plus de temps que mis par l'agro-industrie ? Comme quoi, quand on veut ne pas être insensible à cette problématique qui va du réel aux mots pour le dire, donc à l'étiquetage, on peut trouver des alliés insoupçonnés.

  1. Bon, allez maintenant tous au boulot ! On sort ses outils qu'on a certainement au grenier ou sous son lit, entourés de toiles d'araignée, et on agit aussi en croisant alimentation et low tech ! J'en vois d'ici qui disent : mais qu'est-ce que c'est encore que ça, qu'est-ce qu'elle nous sort, on voit pas très bien le rapport. Alors d'abord c'est pas bien gentil de penser comme ça parce qu'au bout de plus de 15 ans de LocoBio et de presque 160 chroniques (entres autres actions), vous pourriez me faire davantage crédit. Ensuite, si si, je vous assure, il existe bel et bien un lien entre la sobriété énergétique appliquée à nos objets du quotidien et notre alimentation. Et dans ce domaine aussi, bonne nouvelle, vous pouvez être opérants, récupérer ce dont vous avez lentement été dépossédés, souvent sans le savoir ou très très consciencieusement/paresseusement (à ce propos, voir le très pertinent livre Homo confort. Le prix à payer d'une vie sans efforts ni contraintes

    par Stefano Boni, https://www.lechappee.org/collections/pour-en-finir-avec/homo-confort). Je rappellerai juste que la sobriété n'est pas une lubie faite juste exprès pour empêcher le monde de tourner en rond (il le fait bien assez tout seul, le monde humain) mais un impératif encore récemment rappelé par le Haut-Conseil pour le climat; voir https://www.hautconseilclimat.fr/publications/rapport-annuel-2022-depasser-les-constats-mettre-en-oeuvre-les-solutions. Avant toute chose, pour se faire une idée générale du concept et de son actualité, je renvoie au toujours formidable quotidien de l'écologie en ligne (…) Reporterre qui a récemment publié un article sur le sujet à l'occasion de la tenue du festival dédié à ces solutions technologiques alternatives: https://reporterre.net/Cuisiner-ecologique-la-recette-low-tech-des-fours-solaires. Le témoignage d'une participante en dit long sur les enjeux de réappropriation de la part vivante en nous au-delà de l'aspect strictement matériel : « La société moderne nous a fait croire que tout serait plus facile, mais elle nous a vidé de notre essence créative. J’ai l’impression de redevenir un enfant avec de l’imagination et l’envie de créer des choses ». Le seul souci qu'il peut y avoir en la matière est de bloquer sur la question initiale : par quoi commencer ?

    A laquelle on peut rajouter : quoi faire quand je vis dans un appartement potentiellement sans balcon ni terrasse, après tout comme un grand nombre d'urbains dans notre pays ? La pulsion de l'enthousiasme risque de très vite céder la place à l'ombre si fatale du découragement (ton dramatique:)). Or ce serait dommage de s'arrêter en si bon chemin, surtout que la low tech repose justement sur l'entraide que l'on peut trouver dans des antennes de l'association près de chez soi (voir https://lowtechlab.org/fr/les-outils/annuaire). Ensuite, outre les formations payantes existant ici ou là et se multipliant d'ailleurs à vitesse grand V, il y a comme bonne porte d'entrée les tutos du low tech lab qui, d'ailleurs, ne traitent pas que de l'alimentation mais des appareils dont nous avons besoin à titre domestique/personnel comme les toilettes sèches, le chauffage ou l'ordinateur. Je passe sur les vidéos reprenant des éléments souvent connus de DIY (Do It Yourself) pour transformer et conserver les aliments, se donner la pêche aussi au passage, du type boissons fermentées, ou alors produire en amont de la nourriture avec par exemple la culture de champignons.

    Pour bien démarrer, je recommanderais donc le « frigo du désert » qui permet à mon sens de déjà se familiariser avec le fait de faire par soi-même quelque chose de très abordable techniquement et financièrement mais aussi de commencer à vider son propre frigo de ce qui peut l'être afin, pourquoi pas, d'en prendre un plus petit qui consommera moins. C'est d'autant plus vrai si vous doublez cet équipement d'un garde-manger qui rappelle finalement des aïeux pas si loin dans le temps et des peuples encore nombreux à la surface de la Terre. Côté cuisson, il y a un moyen de recoller aussi avec un savoir-faire ancestral venu du nord de l'Europe grâce à la marmite norvégienne qui, personnellement, me rappelle la cuisson dans des fours naturels faits de braises dans le Pacifique. Alors pourquoi ne pas vous lancer? Pour cela, rdv sur: https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Frigo_du_d%C3%A9sert, https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Garde-Manger et https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Marmite_norv%C3%A9gienne.


  1. Si après tout ça vous avez encore du jus et du temps, ce qui devrait a priori être le cas en cette période déjà bien estivale (2 canicules au compteur en ce début juillet), je vous conseille comme toujours des lectures d'une intensité de subversion totalement recommandée en ces temps soit d'immobilisme soit de confusion peu propices au changement. Dans la lignée du lab tech, se balader sur le site du media web indépendant Les-communs-dabord.org est tout à fait passionnant car cela permet de raccrocher les wagons au sens où il y est tout aussi bien question de jardins partagés que d'encyclopédie collaborative et tout cela est mis en perspective (enfin un récit, que diable, on nous bassine assez avec cette injonction d'un récit alternatif pour savoir où on va et si c'est « sexy »!). Comme vous le savez, LocoBio marche sur 2 jambes, à savoir l'approche individuelle et l'approche collective de ce qui peut être fait. Sur le second point, j'ai plus particulièrement relevé le titre suivant où il s'agit d'habiter de manière sensible le territoire, autant dire une révolution certaine qui, une fois n'est pas coutume, nous fera réintégrer en nous certaines évidences gommées par la dite « Modernité », planificateurs d'aujourd'hui et de demain vous pouvez vous en inspirer : https://www.les-communs-dabord.org/parution-les-communs-un-autre-recit-pour-la-cooperation-territoriale-coordonne-par-sigrid-aubert-et-aurelie-botta-editions-quae-mai-2022. Pour enfoncer le clou car il y a grand besoin d'une nouvelle relation au vivant fondatrice de tout le reste -actions individuelles et collectives-, voici une référence pertinente qui vous ouvrira tout un horizon, celui du vrai monde de demain : https://www.lepassagerclandestin.fr/catalogue/boomerang/les-arbres-doivent-ils-pouvoir-plaider-2. Pour revenir à nos moutons plus strictement « systèmes alimentaires » et « politiques publiques », n'hésitez pas à consulter le dernier rapport du think thank alias groupe de réflexion Terra Nova (de gauche « gentille » cad disant de manière non corrosive des choses qui quand même grattent) : https://tnova.fr/societe/alimentation/vers-une-securite-alimentaire-durable-enjeux-initiatives-et-principes-directeurs. C'est utile pour tout décideur mais aussi pour tout citoyen entendant bien ne pas se laisser déposséder de l'essence même de sa citoyenneté, à savoir l'information et la capacité d'infléchir les politiques tant locales que nationales, voire européennes. Je terminerai par le chouchou de mes chouchous car j'assume parfaitement d'en avoir vu la qualité de cette publication, à savoir le toujours sensationnel et éclairant Zadig. Toutes les France qui racontent la France du perspicace et discret journaliste Eric Fottorino. La livraison actuelle contient une enquête rageante juste ce qu'il faut sur la bétonisation du pays par Internet, ou comment l'e-commerce et les data centers bouffent littéralement de la terre nourricière et conduisent en outre à une artificialisation croissante des sols incompatible avec une bonne santé environnementale (https://www.zadiglemag.fr, numéro 14 actuellement en kiosque mais je recommande l'abonnement car autant soutenir ce qui nous nourrit et s'avère de qualité aussi bien physiquement qu'intellectuellement, sans compter le moindre coût). L'avantage de cette revue est qu'elle est magnifique et vous apportera plaisir des yeux et distraction, deux plaisirs particulièrement nécessaires en cette période où on les cherche un peu... beaucoup.


Citoyennement vôtre,

©Yolaine de LocoBio,

Juillet 2022



 
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