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Cogitations et actions
Chronique 102
25-09-2019

Une rentrée sous le signe de l’action pacifique mais ferme

 

  

Un peu de politique politicienne pour rentrer dans un automne que l’on se souhaite enfin un peu pluvieux : qu’est-ce que c’est, non mais qu’est-ce que c’est que ce délire montant à propos de l’écoterrorisme ? S’il ne s’agissait d’un argument perfide et potentiellement efficace pour discréditer une fois de plus l’écologie –ce dont nous n’avons plus le temps depuis trop longtemps-, je serais morte de rire. Car enfin, il saute aux yeux de tout le monde que le terrorisme stricto sensu n’est pas le fait des écologistes et que la violence est avant tout celle d’un système aussi injuste sur le plan social qu’environnemental. Il est clair qu’admettre cette idée d’écoterrorisme relève de l’erreur et que certains, tant media que politiques, ont tout intérêt à imposer de faux clivages pour détourner des vrais et des vrais débats. Qu’on nous foute la paix avec ces clivages et qu’on nous laisse penser par nous-mêmes, sans pollution opposant au hasard deux pseudo idéologies : le nationalisme et son rempart macroniste. Il faut arrêter avec toute cet enfumage coupable et relever les vrais défis. A bon entendeur salut en vue des prochaines échéances électorales qui nous attendent, à commencer par les municipales, donc qui a le pouvoir au niveau local.

Le local, le local, le local, il n’y a à peu près que ça de vrai, un peu comme la culture est tout ce qui nous reste quand on a tout oublié. Et le local, c’est tout d’abord nous-mêmes et notre capacité à nous enrichir et à nous encourager en cultivant le contact avec de bonnes sources d’information. A ce titre, je ne saurais que trop recommander la nouvelle émission de Mathieu Vidard, La terre au carré, chaque début d’après-midi sur France Inter. Pas interdit non plus de jeter un œil sur le très accessible, documenté et pertinent dernier ouvrage de l’économiste Thomas Piketty, Capital et idéologie. C’est pas compliqué, c’est même très très simple : toute société a de tout temps produit un discours pour légitimer les injustices et en la matière les sociétés sous l’emprise du capitalisme ne font pas exception. Juste, le petit problème avec ce système économique auquel on a fort imprudemment laissé les rênes du politique, c’est qu’il se contrefout des injustices d’autant plus qu’il ne dédaigne pas de les produire et reproduire. A part ça, tout un chacun est libre, c’est bien connu, et aucune violence de système, si radicale, n’est imposée. Qui peut encore croire cela ? Ce serait à mourir de rire si nous n’en étions pas à la possibilité de notre mort et, à défaut de celle de notre planète, de bien des espèces encore méconnues et qui n’ont rien mais alors rien demandé à ce cher être humain. Donc la solution passera bien par l’élaboration d’un récit alternatif qui, lui, ne doit pas être idéologique mais global car telle est l’échelle de la question désormais même si bien des leviers locaux existent. Il ne s’agit pas de réenchanter naïvement le monde mais de structurer récit et organisation autour de la défense du vivant et de la justice socio-écologique. Cela passera certainement par de la contrainte, et non pas de la violence quelle qu’elle soit. Mais comme le rappelait fort à propos le député européen vert Yannick Jadot, invité il y a peu des 4 vérités sur France 2, les deux questions qui se posent au sujet de la contrainte sont : bien l’expliquer pour qu’elle soit acceptée, ce qui renvoie à la sensibilisation et à la prise de décision démocratique. Enfin, à qui s’applique cette contrainte ? Et là, ça fait un peu mal car comment mettre sur le même plan les caprices de ceux qui partent comme ça juste un week-end en avion dans une capitale d’Europe pour s’éclater à des prix tronqués et ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler ? Et encore, j’en passe sur les caprices car les petits weekend end de prolos surclassés n’ont absolument rien à voir avec les gros caprices de riches en vols longs courriers et autres 4X4. Bref, sûr qu’il va bien falloir se coltiner toutes ces âpres questions si longtemps différées. Pour le coup, c’est clair que la grosse teuf, c’est fini. Mais la vérité est que jamais elle n’aurait dû avoir lieu, cette fête aux reflets macabres de civilisation dégénérée. Maintenant, on en est à la case « nettoyage des écuries d’Augias ». On n’a pas choisi mais ça doit avoir son charme. En tout cas, faut arrêter de les remplir ces écuries, et faut les vider une bonne fois pour toutes.

Bon, une fois cela posé, on va passer à ce qui mérite l’attention et l’investissement au niveau local. Je passe vite sur la reprise du Café des bonnes nouvelles car c’est un rendez-vous désormais bien établi. Attention toutefois, car il n’est plus à la Maison des associations mais à la MJC et semble avoir réduit sa fréquence mais gardé toute sa pertinence.  A propos de la Maison des asso, pour ceux qui auraient raté la journée de présentation de ses nombreux acteurs, n’oubliez pas de consulter le site ou d’y aller pour vous procurer les mini annuaires thématiques. Ainsi, vous trouverez de nombreux interlocuteurs dans les domaines de l’environnement, de l’économie sociale ou encore de la vie animale. Côté évènements, prolongez l’été au bord du lac d’Aiguebelette avec la Journée des plantes qui se tiendra sur la base du Sougey les 12 et 13 octobre prochains. C’est toujours l’occasion de faire de belles rencontres « sur la même longueur d’ondes » généralement et aussi de déguster de bons petits plats. On nous annonce ainsi la venue d’un food truck bio et végétarien. Qui dit mieux ? Enfin, Chambéry et son agglomération ne sont pas en reste puisqu’aura lieu le 16 octobre la journée « Mon quartier bouge pour l’environnement ». Tout commencera par des actions de nettoyage car, malheureusement, qui ne voit pas encore de nos jours balancer mégots et canettes de soda (au minimum) sous ses yeux effarés (et tristes, sans compter la colère) ? Après un pic-nic proposé aux volontaires, des stands proposeront de l’information sur des sujets plus larges et qui nous concernent tous : santé, alimentation… Les associations investies dans le développement durable à l’année comme l’Accorderie ou les Coquelicots seront bien entendu présentes, occasion de vous rapprocher d’elles pour info et plus si affinités.

 

Voilà. Comme vous pouvez le constater via cette chronique, les « écolos » sont d’une subversion qui mérite la suspicion. Décidément, on ne pourra jamais empêcher l’erreur et la malhonnêteté. Si seulement c’était de bonne guerre et si de graves menaces tant politiques qu’écologiques n’obscurcissaient pas notre horizon. On pourrait alors franchement en rigoler. Sauf que là, non, c’est sérieux. On vous l’a dit : c’est la rentrée, fin de la récré.

Allez, tout de bon ! et si vous voulez franchement rire, n’oubliez pas de lire la Varécy. Elle vous a pondu un petit bijou d’alternative romancée tant en rondeur de pompon absolument pas nuancé. Il s'appelle Un je-ne-sais-quoi d'Anconina et est disponible sur:

https://www.amazon.fr/je-ne-sais-quoi-dAnconina-Elena-Var%C3%A9cy/dp/2953732020

On pense ce que l’on veut d’Amazon, mais au moins les livres sont imprimés à la demande, sans stock partant potentiellement au pilon, et cela permet à des écrivains alternatifs de contourner les éditeurs institués, pas toujours très soucieux ni d’écologie ni de rémunération juste des créateurs. Or sans créa cu (créatifs culturels), quid ?

 

©Yolaine de LocoBio

Septembre 2019

 

 

 
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