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Cogitations et actions
Chronique 96
03-12-2018

Place à la Noël… et aux compétents

 

  

On aurait bien envie de polémiquer et d’épiloguer, sauf que ce n’est pas la solution et on n’a carrément plus le temps. Juste, à propos des « gilets jaunes », ce serait bien que les novices en politique qui sont au pouvoir gouvernent un peu le beau pays qui est le nôtre plutôt qu’à peu près faire n’importe quoi sur le fond et, maintenant, en situation de crise. Comment les accabler, ils sont si propres sur eux et si mignons ? Sûr qu’ils sont plus présentables que les religions, les populismes de droite et de gauche, le crime organisé et les technologies qui bouffent notre humanité en prétendant  pour certains l’améliorer. Reste que l’essence destructrice est la même puisque le vivant, son respect, sa préservation et son développement, celui de toutes les espèces dont la nôtre, n’est à aucun moment au centre du jeu. Car ce qui se joue en ce moment à travers l’occupation de rond-points ou les inscriptions sur un piteux Arc de triomphe, c’est bien le jeu, ce qui doit être en son centre et qui ne l’est pas à cause de routines de pensée et d’intérêts protégés à nous faire tous crever. 

On ne sait pas comment les choses vont évoluer. On craint le déchainement d’une colère ancienne, méprisée autant que non entendue, par des acteurs formant plus ou moins volontairement coalition pour le maintien de cet ordre. Seulement il ne faut pas confondre maintien de l’ordre – républicain, ne pas l’oublier- et acharnement pour maintenir un ordre global malsain. Si les choses allaient bien, si ces forces à l’œuvre depuis bien longtemps étaient aptes au bien-être général, ça se saurait. On n’est pas maso au point de créer des problèmes là où ils seraient absents.  Le mouvement actuel n’est que la manifestation sous une autre forme d’un mouvement plus profond qui fait peur mais qui est inévitable. C’est un changement de civilisation avec ce que cela suppose de nouvelles valeurs et de nouvelles façons de vivre, de s’organiser, qui pointe. Tout est à refaire sur des bases saines et la bonne nouvelle est que beaucoup de réalisations préfigurant ce monde à venir existent déjà.  On croule véritablement sous les références en la matière. Me revient en mémoire un livre qui a déjà 11 ans, celui de Jean-Marie Pelt et Franck Steffan, intitulé C’est vert et sa marche. Les documentaires pleuvent aussi sur le sujet,  comme en témoigne chaque année le magnifique festival du cinéma rural de la Biolle (voir leur site, si riche de ces expériences tout aussi riches). Et que dire du mensuel L’âge de faire qui nous nourrit de toutes ces voies déjà défrichées pour nous ? En un sens, c’est formidable car il n’y a plus qu’à imiter ce qui se fait déjà de façon certes beaucoup moins spectaculaire que la casse et le bruit sur les fameux réseaux dits sociaux.

 

Il faut savoir ce que l’on veut. On ne peut plus douter, transiger, différer. Bien sûr qu’un changement radical est nécessaire. N’est-ce pas une bonne nouvelle, LA bonne nouvelle ? Bon, on aurait naturellement aimé que moins de retard soit pris parce que merde, les Trente Glorieuses, ça commence à faire loin pour raisonnablement continuer à vivre dans la bulle de ce rêve qui, déjà, n’était qu’illusion. Ce qu’il faut, c’est donner la parole à ce changement radical porté par trop d’invisibles comparés à d’autres qui confisquent la parole, captent l’attention et volent la vedette d’images déboussolées. Eux ne sont pas légitimes. Les seuls légitimes sont ceux qui prennent soin de ce que nous avons reçu en héritage un peu par hasard mais avec une puissance indicible : la vie. Place donc aux légitimes, ceux qui par leurs actions quotidiennes sont connectés à cette vie unique.

 

Cela dit, c’est la fête, ou plutôt ce sont bientôt les Fêtes. Et au fait, pourquoi « cela dit » ? C’est vrai, en fait, c’est la fête. C’est juste qu’on est un peu trop râleurs et ensevelis sous de réels soucis pour saisir cette force magnifique, souterraine. D’ailleurs, cela me fait penser au dernier roman de Jean Teulé, Entrez dans la danse, dont la dynamique, l’écriture, bref la forme impriment si bien cette force inégalable sur le papier. Tiens, cela me donne l’occasion de glisser gentiment -  transition oblige :)  - vers l’autre objet de la présente chronique : mais que quoi donc manger, s’offrir en cette fin-bientôt nouvelle année ? Oui, que quoi, je vous le demande ? D’abord, des repas bien végans ou à tout le moins végétariens, c’est déjà ça et c’est juste histoire de suivre une mode qui horripile son monde. Et comme toute les modes, elle passera. Ben non, sauf que celle-là, on espère bien qu’elle ne passera pas parce qu’elle incarne (pacifiquement) le nouveau monde. Bon, alors, c’est bien tout ça, mais concrètement ? Concrètement, le mieux est de regarder le site  1, 2, 3 Veggie qui fourmille de recettes alternatives… comme en témoigne le pétillant « Courges en folie » en première page au moment où j’écris ces lignes. Eh oui, il vaut mieux des courges qui s’assument comme telles et font sainement les fofolles plutôt que d’autres qui s’ignorent tels et prétendent maintenir l’ordre. Oups, ça dérape. Pas de politique, on a dit pas de politique because la trêve de Noël. Trêve de, mon c… oui ! Comme si ça bouillait pas en dedans et que ça cramait pas sur le feu. Et alors, afin d’éviter toute malencontreuse déception,  le mieux est de se lâcher sur ce qui fait du bien pour ses cadeaux. Genre ? Genre ?! Genre la liste est longue de bonnes idées :

 

-       s’abonner ou abonner une âme errante qui s’ignore mais bêle dans le noir-chaos qui peu à peu noircit notre beau ciel, bref taper dans la presse écrite afin de s’informer vraiment et de soutenir cet indiscutable pilier de la démocratie. Car lui au moins a fait ses preuves, en tout cas plus que la communication actuellement confondue avec de la véritable information. Certes, personne n’est parfait et ce n’est pas parce que l’on est un journal que l’on est blanc comme colombe ou neige. Mais quand même, quand même, il y en a qui sont à leur poste de vigie, qui font leur boulot et meurent même pour ça, pour nous. D’ailleurs, tant qu’à faire, il est vivement recommandé d’acheter le splendide album photographique de Vincent Munier, au profit de Reporters sans frontières.

-       Soutenir les causes qui en ont besoin peut aussi vous faire du bien. Ainsi, on ne remerciera jamais assez des asso comme L214 de fournir des images qui nous donnent déjà honte et nous donneront encore plus honte quand nous aurons passé le cap et nous dirons : c’était ça avant, on faisait ça avant, aux « bêtes » ? Mais c’était qui ces sauvages ? N’oublions pas que, quand même, l’Humanité a progressé en un sens, celui d’une forme de civilisation des mœurs, que des périodes comme la Renaissance ont existé (voir Montaigne et Norbert Elias). Dont acte, dont des actes et je maintiens que la « cause animale » mérite un soutien particulier  pour les sans voix, les invisibles absolus. Et ce qui se tait et ne se montre pas, c’est aussi cette part lumineuse en nous qu’une ultra minorité veut, fait tout pour que surtout elle n’émerge pas.

-       Kokopelli, tiens, ça aussi c’est une chouette association. Des graines, ils proposent des graines. On va dire : mais qu’est-ce que ce donc, qu’est-ce qu’on s’en fout des graines ?! Euh pardon, il s’agit de semences, plus précisément de semences variées  qui SONT la biodiversité même. Moi, Kokopelli j’adore (plus que Dior :)  ), tout au long de l’année en devenant membre, ou alors juste pour leur splendide calendrier. Cette année, c’est la grosse teuf avec la collection Arc-en-ciel, par exemple déclinée en Arc-en-ciel de fleurs, plantes à carbone, à parfums, de plantes médicinales, potagères, ou pour les balcons. Le concept ? Vous recevez des sachets de semences forcément subversives accompagnées de leur calendrier et d’un sac de l’asso et… vous semez, vous semez, vous semez. Tiens, de quoi résonner avec un certain Zola et Germinal, ou un certain Giono avec la Trilogie de Pan (Colline, Un de Baumugnes, Regain).

 

Allez, blindés de ces bonnes graines-là, tout devrait bien se passer. N’oublier pas les coquelicots, ceux de la pétition du même nom et ceux dans nos cœurs. Ils sont gros comme ça et ça, croyez moi, ça ne s’invente pas, c’est irremplaçable et c’est à nous. Personne n’a le droit de nous voler ces coquelicots-là. A nous d’en prendre soin et de tout rougir de cette vie-là.

 

©Yolaine de LocoBio

3 décembre 2018

 

 
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