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Chronique 38
08-03-2011

Quelques alternatives pour profiter de la neige (tant qu’il y en a encore)



 
Bon, vous aurez peut-être remarqué que je suis dans le rush pour ma chronique de février. Normal : fallait pas mettre un mois plus court que les autres et en plus avec 28 jours la plupart des années. Bon, de toute façon, ce que j’avais à vous écrire il y a une semaine vaut toujours. Sauf que l’anti-cyclone, s’il continue comme ça à squatter notre belle région, me contraindra plus tôt que prévu à vous donner des bons plans style cabane perchée ou stage plantes dépuratives.

Alors, commençons par saluer l’effort constant de l’asso Mountain Riders qui a édité, cette année encore, un guide très éclairant sur les stations sensibles au développement durable. On peut déplorer que seules 68 stations aient bien voulu répondre à leur questionnaire fouillé et que le résultat ne soit pas brillant dans un domaine aussi important que les transports. Toutefois, il n’est pas dans l’esprit de cette asso de s’enliser dans le négatif et de stigmatiser les mauvais élèves. Et, pour les suivre depuis le premier guide du genre lors de réunions et de colloques divers, j’ai l’impression que c’est plutôt payant. Les stations, en particulier les« grosses » ont pour la majorité d’entre elles bien compris l’intérêt qu’elles avaient à entrer dans cette démarche, voire à en assurer le leadership. Vous trouverez donc au fil d’une soixantaine de pages un point intéressant sur la nouvelle norme ISO 14001, les résultats station par station suivant pas moins de 42 critères, des pistes pour l’action du touriste comme de l’élu, un quizz à remplir au préalable, et aussi un état des lieux qui met clairement en avant telle ou telle station selon l’item, exemples d’actions à l’appui. Vous pouvez consulter gratuitement ce guide ainsi qu’un autre pour le matériel aux adresses suivantes :

http://www.mountain-riders.org/_EcoGuideStations/

http://www.mountain-riders.org/_EcoGuideMateriel/

 

 

Côté douceurs et loisirs doux, j’ai repéré pour vous trois spots cette année.

D’abord le bar à soupes (mais pas que ça) tenu par la souriante Anne-So à Hauteluce. La démarche bio et locale est suffisamment peu suivie en station pour mettre en lumière ce petit resto-salon de thé qui porte l’empreinte de convictions bien étranges du type : « Je n’aimerais pas donner à manger à mes clients des trucs que je ne mangerais pas moi-même ». Rendez-vous sur http://secrets-des-alpes.blogspot.com pour en savoir plus et avoir un avant-goût de macarons fameux.

 

Sur le plateau de la Féclaz-Le Revard, le Village Tipi (http://www.village-tipi.com) situé près de la porte de Crolles, a davantage retenu mon attention pour la recherche d’un impact minimal de l’habitat sur l’environnement . En effet, comme à la Plagne, au Village Igloo (http://monvillageigloo.com), un service de boissons et de restauration rapide/thématique est proposé. Il mise sur le local mais très(trop) peu sur le bio. L’argument, pas faux, est que le local vaut mieux que le bio pas local. Soit. Il est vrai aussi que cela impliquerait sans doute de diversifier ses lieux de ravitaillement et de monter des prix déjà pas abordables pour toutes les bourses. Bref, se compliquer la vie pour un résultat pas évident. On peut aussi considérer que si ces villages formulaient auprès des producteurs une demande de bio, ceux-ci seraient sensibilisés et encouragés dans des transitions pouvant faire boule de neige. Le temps fera sans doute son œuvre mais l’initiative de la création de ces villages doit d’abord être saluée car il ne doit pas toujours être facile de faire sa place dans un paysage d’offres touristiques déjà établi et assez concurrentiel. En clair, la barre ne peut pas être mise trop haut tout de suite car c’est la pérennité de ces expériences qui doit être recherchée. Il ne serait que trop injuste d’être tatillon avec ceux qui font des efforts dans un contexte où nous sommes bien dans ce qu’il faut appeler une industrie des sports d’hiver. Au lourd d’une journée bagnole-forfait de ski alpin massue-bouffe pas terrible, pourquoi ne pas préférer le léger d’une formule navette-raquettes-pic-nic fait maison ? Cela aurait le mérite de garder votre porte-monnaie garni et d’alléger votre facture en émissions de CO2. Et pour cela, n’oubliez pas de consulter auparavant la page des transports du Parc Naturel Régional du Massif des Bauges (http://transports.parcdesbauges.com). Elle vous aidera à trouver le transport qui vous convient, dans un esprit d’alternative si conforme à celui des cimes.

 

 

 

©Yolaine de LocoBio 

Février 2011 transformé,comme la neige 

 
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