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Cogitations et actions
Chronique 152
16-03-2022

 

Chronique 152

Sur le fil d'actu/du rasoir/à plomb #3

Mars dans le monde et en-deçà


 

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«Route à la campagne, avec arbre.

Soir.

Estragon, assis sur une pierre, essaie d'enlever sa chaussure. Il s'y acharne des deux mains, en ahanant. Il s'arrête, à bout de forces, se repose en haletant, recommence. Même jeu.

Entre Vladimir.

Estragon (renonçant à nouveau) : Rien à faire.

Vladimir (s'approchant à petits pas raides, les jambes écartées) : Je commence à le croire. (Il s'immobilise). J'ai longtemps résisté à cette pensée, en me disant, Vladimir, sois raisonnable, tu n'as pas encore tout essayé. Et je reprenais le combat.(...) ».

En attendant Godot, Samuel Beckett, Editions de Minuit, 1997 pour la présente édition, p.9

  • NO COMMENT, alias « Shame shame on you »... ou comment la guerre en Ukraine sert à la fois d'alibi et d'alarme à prendre au sérieux

Une fois n'est pas coutume mais après tout je changerai de disque quand la situation changera, mon premier ferment de révolte est dû à une contradiction majeure en France qui passe une fois de plus à l'as à cause de la guerre. Je dis « une fois de plus » car l'exécutif -puisque c'est de lui qu'il s'agit- a l'habitude de dresser des écrans de fumée et d'en appeler à l'unité nationale. Alors c'est sûr qu'une guerre ne pouvait en un sens pas mieux tomber pour achever un mandat qui n'aura pas su ni voulu fonctionner autrement que sous le signe de l'amateurisme, de l'imposture, de l'abandon de la société aux ravages du néolibéralisme et du raidissement autoritaire. Un symbole de son cynisme est, une fois de plus, la gestion politicienne de la pandémie et en particulier du passe sanitaire puis vaccinal (même l'hyper pro-vaccin et passe Dr Mathias Wargon, mari de la ministre du même nom, le dénonce et vous pouvez le constater en regardant la rediffusion de l'émission « C'est à vous » sur France 5 en date du 15 mars 2022). En effet, celui-ci a été instauré alors même que les données sanitaires étaient meilleures et que des pays voisins levaient les restrictions à cause de leur coût économique et de leur rôle dans le fractionnement inquiétant de la société. Je pense en particulier à la Suisse qui a un souci sain de ses propres deniers, s'affole dès que la dette publique gonfle un peu trop et où le tabou sur les oppositions aux restrictions est moins prégnant qu'en France, où il règne on dira un plus grand pluralisme d'expression politique. Ensuite, l'annonce de la suspension de ce passe est intervenue comme par hasard de manière concomitante à celle de la candidature de l'actuel Président de notre République, ce qui rend manifeste la recherche de suffrages au sujet desquels il pourrait effectivement finir par se faire du souci (et les récents « tapinages » en direction des fonctionnaires en faisant miroiter la hausse du point d'indice, ou encore vers les Corses et faisant également miroiter une autonomie ne font que confirmer ce côté légèrement opportuniste-aux abois). Enfin, il ne s'agit bien que de suspension et non de suppression définitive de ce passe ; le fondement de cette nuance réside dans le maintien, mine de rien, de l'état d'urgence sanitaire pour l'instant jusqu'au 31 juillet. Cela signifie clairement qu'une citoyenneté de 2de zone a été instituée dans notre pays de façon inédite, que clairement et logiquement cela n'aide pas à la fameuse « unité nationale », qu'une campagne présidentielle puis législative donc des temps forts, sacrés, de notre démocratie se déroulent sous un régime d'état d'exception, tout cela dans un silence plus qu'assourdissant y compris des media, y compris des media habituellement alternatifs. Preuve que détourner l'attention et attendre que les jours passent, jouer la montre en jouant tantôt sur le registre de celui qui « protège » face à la guerre, n'est comptable de rien alors que les bilans écologique et agricole sont mauvais, tantôt sur le candidat qui vaguement daigne se mêler au débat démocratique, eh bien tout cela est la preuve que le cynisme ça marche. Bon, une fois que l'on a constaté ce que Machiavel en son temps avait déjà constaté, qu'en tirer ? Eh bien que c'est bien dommage car ce n'est ni avec ce genre de valeur ni avec ce genre de comportement que la Transition pourra avoir lieu car il nous faut au contraire traiter les gens comme des adultes et s'attacher à créer une vraie unité durable, en l'occurrence certes nationale mais profondément du genre humain. C'est peu de le dire, donc, que nous sommes ces jours-ci particulièrement et même si cela ne se voit ni ne se dit pas en pleine et totale régression.



A propos de régression, il est évident que le chef de l'Etat russe en tient une bonne couche, lui qui semble câblé neurologiquement suivant les sentiers de dépendance d'un autre temps. Il nous inflige donc (enfin pour l'instant on peut faire comme si nous n'étions pas directement concernés) une guerre suivant le bon vieux modèle classique de l'invasion territoriale. Alors là, c'est sûr que tant que des individus de cette espèce existeront et auront de tels moyens d'agir, ce dont le principal intéressé s'est assuré par diverses manipulations de procédures pseudo-démocratiques sur lesquelles nous avons fermé les yeux sans doute pour mieux continuer -entre autres- à lui vendre des armes, c'est sûr que des freins majeurs existeront pour la Transition. C'est fou d'ailleurs, cela donne limite une sensation d'irréalité, c'est même limite si on se disait d'un coup que la Transition est un rêve, qu'en fait ce n'est pas et ça n'a jamais été le sujet. Vous voyez encore le hold-up sur le réel ? Vous la voyez la guerre, la vraie guerre cognitive où elle est ? Il faut coller aux faits et ne pas se laisser décourager par une telle régression qui, par ailleurs, était d'autant plus prévisible que ce type de guerre « conventionnelle » est bien loin d'avoir disparu de la surface terrestre. Même en sachant cela, le réveil est brutal et l'écoeurement massif face à ce degré de pollution des esprits totalement contre-productif au regard des vrais enjeux qui demeurent. Il l'est aussi, bien sûr, face à la souffrance infligée aux humains et autres êtres vivants tués, blessés, contraints à l'exil, sans parler de la dimension « écocide » propre à toute guerre avec, entre autres, son lot de sols souillés et d'eaux contaminés. Et cela, c'est si le nucléaire ne s'en mêle pas... Shame, shame, shame, donc shame absolu. On nous dit que le président russe n'acceptera pas de perdre, qu'il faut trouver une « sortie » par le haut et si possible aussi du camp adverse. Soit. Mais tout cela sonne un peu chinois, façon de parler, c'est un peu comme s'il y avait tout ce langage et la réalité qui se faisait la malle à côté. Et de toute façon, c'est quoi au juste « sortir par le haut » si on y passe tous ?

 

 

  •   BOF, alias c'est vraiment comment ça qu'on va changer de monde ? C'est pas moi qui pose la question mais le GIEC

En lien avec la réflexion d'avant, je dirais même en miroir, nous avons le GIEC qui comme chacun sait s'occupe lui sérieusement du changement climatique. Lui aussi assez éclipsé par ce qui vient toujours, c'est vraiment dommage, se mettre au devant de la scène et sur les agendas de dirigeants entendant nous « protéger », il a récemment publié le 2ème volet de son 6ème rapport. Il n'est plus ici question, comme dans le 1er volet, de prouver par diverses mesures la réalité de ce changement mais de constater ses impacts déjà désastreux et forcément de mauvais augure, d'où la notion d'urgence climatique et l'impossibilité de demeurer dans l'inaction. Pour vous documenter et vous engager, donc agir, voici un lien qui pourrait ne pas être inutile : https://www.amisdelaterre.org/nouveau-rapport-giec.


Comme toujours, les documents émis par ce groupe d'experts au niveau international sont très complets et forcément volumineux, denses. La question du climat étant elle-même large, il n'est pas évident d'en extraire des enseignements au regard des problématiques qui retiennent plus spécifiquement mon attention dans le cadre de ces chroniques LocoBio (l'alimentation et l'agriculture). Ce que l'on peut malgré tout retenir, c'est que les écosystèmes rendent gratuitement des services importants aux hommes. J'ai personnellement horreur de cette expression et de cette conception en termes de « services rendus », encore plus par la « Nature » car elle reflète tellement l'impasse spirituelle et langagière dans laquelle nous sommes, à savoir cette séparation sotte et d'ailleurs non permanente dans l'Histoire et non partagée par toutes les communautés humaine sur Terre entre d'une part la « Nature » et nous. Certaines philosophies et religions dichotomisantes qui se sont malheureusement imposées en Occident n'y sont pas pour rien, surtout qu'elles ont été renforcées par le capitalisme dont elles sont le fondement. Nous avons ainsi créé les germes de notre propre malédiction, si tenté qu'un terme de cette acception ait sa place dans un propos se voulant rationnel. Parenthèse refermée, le Giec souligne donc que des écosystèmes sains, c'est-à-dire concrètement de l'eau, un air de bonne qualité, sont essentiels par exemple aux cultures, donc à notre alimentation, donc si on réfléchit bien, à notre (sur)vie. D'où leur insistance sur la nécessité non plus de protéger mais de restaurer, de réparer les écosystèmes déjà endommagés. D'où la mienne sur la nécessité de se retrousser les manches plutôt que de faire la guerre ou de se draper dans un conflit pour satisfaire des ambitions avant tout d'ordre pathologique et narcissique. Par ailleurs, le Giec souligne bien que toutes les parties du monde sont concernées par la catastrophe en cours actuellement. En un sens, cela est bien et me plaît car une des grandes plaies politiques est de se croire à l'abri, que certains pourront y échapper, comme dans un des épisodes de la très bonne série L'effondrement (https://www.youtube.com/watch?v=riT6DFedz0Y&list=PLo4Qwa4Nhi1m1v4aernDm1agaSqWuoBDS&index=4). A moins de faire l'hypothèse toujours possible d'un cynisme fou s'appuyant sur, au pire, la disparition par pandémies, guerres, divers fléaux, de la majorité des habitants de la planète et du sauvetage des survivants par la technologie, on peut se dire qu'être tous dans la même barque va bien finir par faire bouger les fameuses lignes. Or ce que dit le Giec, désolée, mais n'est pas du tout rassurant pour notre propre Europe car, pour ne citer que cet aspect, la sécheresse en hausse va évidemment apporter des dommages à notre agriculture, donc à notre alimentation. Et alors, est-ce que comme en ce moment, le modèle intensif respectueux de rien, ni des sols, ni des autres animaux, est-ce que ce modèle sera présenté comme LA solution face à la guerre militaire et climatique ? On ne sait pas et, très franchement, les vents qui soufflent en ce moment sont très contraires, ce qui occasionne certaines turbulences de plus en plus marquées que vous aurez peut-être comme moi ressenties. Preuve que les clivages sont de plus en plus marqués et que c'est clair, tout ne pourra pas cohabiter et il va falloir choisir puis s’appliquer à une ligne de changement clair : pour la 1ère fois le Giec évoque la décroissance. Or vous savez comme moi que poser des limites à une économie jusqu'ici doublement sans limites (prédatrice et menant tout), cela relève d'un exploit et d'une source de discrédit public dont tous les chantres de la dite décroissance peuvent témoigner. A titre personnel, je ne suis pas d'une école ou d'une autre, je trouve seulement intéressant que la décroissance -et ce n'est pas rien- pose la question des limites et donc de la sobriété. Laquelle sobriété est d'ailleurs toujours refusée par notre propre gouvernement qui se soucie plus de plus d'autonomie énergétique (enfin, ce n'est déjà pas si mal!), mais pour consommer toujours autant. Or cela est impossible et il va bien falloir se poser la question de la course à l'armement en matière d'industrie automobile, électrique ou pas, et d'objets connectés inutiles... surtout s'ils contribuent à de la surveillance domestique et compte-tenu du seul problème de base qui reste et restera toujours : faire pousser une salade pour la manger, est-ce que vous, les politiques, vous savez ce que ça représente comme efforts et comme aléas ? Oui, vous que l'on ne voit jamais au jardin mais qui mangez bien vos repas réguliers, est-ce que seulement vous savez de quoi vous parlez ?



  • SO WHAT ? Que faire face à la baisse de la consommation de produits bio ?

La demande, la rémunération et donc l'offre en produits bio ne s'inscrivent de fait plus dans le cadre d'un marché qui était prometteur car en hausse toutes ces dernières années. Et il faudrait veiller à ce que ce phénomène n'impacte pas les reconversions et les installations dans cette agriculture certes pas parfaite mais en tout cas mieux que le modèle productiviste dominant. Identifier les causes peut comme toujours servir à remédier à cet état de fait, comme par exemple l'inégalité en matière promotionnelle pour promouvoir certains produits plutôt que d'autres. A ce propos, un accord a récemment et finalement été trouvé avec les interprofessions pour que les agriculteurs bio bénéficient enfin d'une campagne de publicité en vue d'informer et de stimuler la demande. A titre individuel, il reste que chacun doit être au clair avec ses priorités et les moyens de les atteindre. Il est certain que si des modes de vie ne valorisant pas une saine alimentation, conduisant à la sédentarité, à la précarité, voire à des préoccupations plus majeures comme des conflits, polluent en permanence, font écran entre les bonnes pratiques et ce qu'il advient au final, il y a peu d'espoir. Plus que jamais, savoir ce que l'on veut faire de sa santé (comme nous y invite d'ailleurs, entre autres, ce livre : https://www.editionsdurocher.fr/livre/fiche/votre-sante-dans-le-monde-d-apres-9782268106731) doit être priorisé. Et, dans cette perspective, réserver une part de son budget à une saine alimentation, par définition plus bio et locale que conventionnelle et donc non bio, provenant de chaines d'approvisionnement souvent très lointaines, faire cet effort est déterminant. D'abord parce qu'il signe une volonté de rompre avec des schémas de dépendance psychologique consistant à se laisser déposséder de ce qui est essentiel, s'alimenter, prendre soin de soi ; et cela se traduit en actes en s'achalandant notamment au plus près, directement auprès des producteurs, ou dans des systèmes de commercialisation soucieux de bien les rémunérer. A ce titre, s'informer voire s'investir dans des coopératives bio pour prendre conscience de toute la réalité économique qu'il y a derrière juste les produits que nous prenons parfois d'une main désinvolte en rayon est une démarche à mon sens salutaire tant la déconnection règne en fait partout. On peut enfin mentionner le rôle une fois de plus central des collectivités locales, et donc de qui on met à leur tête, de même que le dynamisme d'un tissu local militant sensibilisé et formé aux enjeux alimentaires. J'en ai déjà parlé mais j'insiste à nouveau sur la possibilité de désormais réaliser dans notre pays des Plans Alimentaires Locaux, lesquels sont un cadre assez complet témoignant d'une avancée à saluer comme telle. Toutefois, sans se lancer dans un tel programme, une collectivité peut déjà jouer sur le levier de la commande publique et de la restauration collective pour participer à sa manière à l'essor du bio.



  • YEP ! YEP ! YEP ! On va la garder, la patate !

Eh oui, se prendre en main, être acteur de sa consommation et de son alimentation, par l'édification d'un jardin apporter sa pierre à celle d'un nouveau projet de société, voilà une recette ma foi pas vraiment dépassée. Chacun emprunte sa voie, individuelle ou collective. Certains apportent une touche d'humour tout en restant très sérieux et concentrés sur le fond, comme à Blois le collectif des 41 patates dont le premier but a été de produire une tonne de pommes de terre. Production symbolique car c'est un des fondements de notre alimentation de longue date mais aussi première pierre d'un projet qui s'attache désormais à développer un jardin composé de plantes médicinales et autres fruits. Leur exemple est inspirant, à la fois dans ses modalités pratiques et pour les bases d'un récit alternatif. Je vous mets donc à la suite le lien vers leur collecte de fonds passée car la vidéo de présentation est aussi explicite que plaisante. Vous trouverez aussi le lien pour les suivre, comme on dit, sur les réseaux sociaux et, qui sait, les épauler par vos bras, vos idées, vos outils, vos conseils ou vos contacts.

https://www.helloasso.com/associations/les-41-patates/collectes/pour-une-tonne-de-patates-etudiantes-a-blois-1

https://www.facebook.com/les41patates



  • AND NOW, LADIES AND GENTLEMEN... Il est temps de vous inscrire à un défi et pourquoi pas à une formation ?

- L'agglomération chambérienne encourage de nouvelles pratiques positives :

Grand Chambéry organise cette année la 1 ère édition de son challenge « Mieux manger, moins jeter » qui vient remplacer son défi zéro déchet. Un challenge ouvert à tous pour tenter de réduire, en 3 mois, le poids de ses poubelles, de consommer plus local et de s’ouvrir à de nouvelles pratiques anti-gaspillage.

https://www.grandchambery.fr/actualite/4324/20-etes-vous-cap-de-mieux-manger-moins-jeter-en-100-jours.htm.

L'association Compost'Action est une ressource utile pour ce défi et pour vous de manière générale : https://www.compostaction.org: formation, accompagnement et sensibilisation au compostage.



- Et pourquoi pas se mettre à jardiner, dans son propre jardin ou dans un jardin partagé ?

17 millions de français possèdent un jardin ce qui représente 4 fois la surface des réserves naturelles de France. Qu’ils soient grands ou petits,  qu'ils se trouvent en ville ou à la campagne, les jardins jouent un rôle important dans la préservation du vivant. Pour permettre aux jardiniers pratiquant ou en devenir de s’approprier les concepts, des outils et des actions sur le jardinage avec le vivant : La Maison de la consommation et de l’environnement, Bretagne Vivante, Eau et Rivières de Bretagne, Vert le jardin et la Maison de la bio du Finistère vous proposent le MOOC Jardiner avec le vivant : une formation en ligne gratuite, accessible à tous et diffusée pendant 8 semaines.

https://www.tela-botanica.org/2022/01/le-mooc-jardiner-avec-le-vivant-est-ouvert-aux-inscriptions.




« Estragon : Didi.

Vladimir : Oui.

Estragon : Je ne peux plus continuer comme ça.

Vladimir : On dit ça.

Estragon : Si on se quittait ? Ça irait peut-être mieux.

Vladimir : On se pendra demain. (Un temps). A moins que Godot vienne.

Estragon : Et s'il vient ?

Vladimir : Nous seront sauvés.

Vladimir enlève son chapeau -celui de Lucky- regarde dedans, y passe la main, le secoue, le remet.

Estragon : Alors, on y va ?

Vladimir : Relève ton pantalon.

Estragon : Comment ?

Vladimir : Relève ton pantalon.

Estragon : Que j'enlève mon pantalon ?

Vladimir : RE-lève ton pantalon.

Estragon : C'est vrai.

Il relève son pantalon. Silence.

Vladimir : Alors, on y va ?

Estragon : Allons-y.

Ils ne bougent pas. »

En attendant Godot, Samuel Beckett, Editions de Minuit, 1997 pour la présente édition, p.133-134.



Citoyennement vôtre,

©Yolaine de LocoBio,

Mars 2022

 
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